LE KERMOKO

Kermoko… Quésako ?

Ce mot est composé du préfixe « ker » et du suffixe « moko ».

Ker vient du breton « caer » qui signifiait : « endroit, clos, citadelle ».
Par extension la signification s’est transformée en lieu habité, puis village et enfin le « chez soi ».

Le « Moko » est un tambour sacré de bronze dont la conception et la décoration proviennent d’Asie (Viêt-Nam, de Java ou de Chine).

moko2

Le « Moko », en provençal, « em’ oquo » qui signifie « avec ça » est une expression populaire utilisée par les méridionaux pour ponctuer leurs phrases.

Pépé le Moko est aussi un film de 1937, réalisé par Julien Duvivier avec Jean Gabin.

pepe le moko

Par extension le « Moko » , en argot maritime désigne le matelot méridional et plus particulièrement le matelot Toulonnais.

KERMOKO

Il y a de cela quelque temps déjà, au cours d’une inspection par le préfet maritime de la Méditerranée, s’arrête devant moi et me demande quel fut mon parcours dans la Marine.

Après avoir entendu ma réponse,  il me dit de but en blanc: « Tu es donc un Kermoko! »

C’est comme cela que j’ai appris ce qu’ était un « Kermoko ».

Le « Kermoko » est donc un marin qui a quitté sa Bretagne natale ,son village, sa maison pour descendre dans le midi pour s’installer dans le sud à Toulon ou dans sa région.

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Du sang sur la plage de la Torche

le bataillon assassine

Une histoire douloureuse des années sombres de l’occupation allemande dans le pays bigouden.

Le « bataillon assassiné » est le récit des résistants du bataillon « Antoine volant » qui, pour la plupart furent fusillés sur la plage de la Torche.

pointe de la torche

Pour lire le récit complet cliquez sur le bandeau : « Du sang sur la plage de la Torche »

Bonne lecture,

Jean Claude Quideau

 

Port la Montagne, les marins du Faron

port la montagne, les marins du faron3« Port la Montagne » est le nom donné par les « montagnards » à la ville de Toulon.

Il faut revenir plus de deux siècles en arrière, une année sombre de l’histoire  de la ville.

A la suite de la victoire des « Montagnards sur les « Jacobins » en mai 1793, Toulon se révolte. Les fédéralistes chassent la municipalité jacobine. Les habitants se rallient à la monarchie et au roi Louis XVII.

Les anglais appelaient Toulon  « le petit Gibraltar »

C’est l’amiral Hood qui commandait la flotte coalisée,  anglaise et espagnole.

Le contre-amiral Jean-Honoré de Trogoff de Kerslessy, commandant de la flotte du Levant à Toulon, choisit de se rendre aux anglais.

La flotte française dans sa quasi totalité passe sous pavillon britannique.

Ce brillant marin breton, né le 5 mai 1751 à Tréguier dans les Côtes-d’Armor, avait combattu lors de la guerre d’indépendance des États–Unis sous les ordres du comte de Grasse.

Il est déclaré hors la loi par la convention et il fuit sur l’ex vaisseau amiral français de 118 canons  » le Commerce de Marseille » fleuron de la marine Nationale

commerce de marseille2Le « Commerce de Marseille » fut capturé par l’amiral anglais  Hood ainsi que d’autres très belles unités comme les vaisseaux de 74 canons, « le Pompée, « le Scipion » et « le Puissant ».

De Trogoff décède en février 1794 sur le vaisseau « Commerce de Marseille » en rade de l’île d’Elbe.

Le 18 décembre « l’infâme Toulon » est reprise aux anglais avec l’aide du capitaine Bonaparte.

La répression est terrible pour les habitants. Plus d’un millier d’entre eux sont exécutés au Champs de Mars.

Le décret du 5 Nivôse de l’ An II ( le 24 décembre 1793) stipule:

 » les maisons seront rasées et la ville s’appellera désormais « Port-de- la-Montagne ».

Tel un immense vaisseau plat, posé au bord de l’eau, le mont Faron culmine à 584 mètres (1709 pieds).

Sur cette montagne, plusieurs forts furent construits pour défendre la rade et le port de Toulon.

Il paraissait évident que sur ces vaisseaux ancrés sur la pierre que ce fusse  des marins qui devaient armer les canons.

Le fort de la Croix-Faron est toujours la propriété de la Marine Nationale, utilisé encore de nos jours par « LES MARINS DU FARON »

Retrouvez l’histoire complète des marins du Faron sur une des pages du site

Corbeaux noirs sur Siou-Blanc

Cette histoire, n’a strictement rien à voir avec la légende indienne Siou ou les corbeaux étaient blancs avant de devenir noirs.

Le corbeau blanc était l’ami des bisons. Lorsque les Indiens voulaient attraper et tuer les bisons, le corbeau allait les prévenir. Pour cette raison, les Indiens en voulaient beaucoup au corbeau. Un jour, pour le punir, ils l’attachèrent à une corde, tout au sommet d’un poteau et firent un feu autour de lui. La fumée qui montait noircit alors complètement le corbeau, finalement, le feu rompit la corde et le corbeau s’envola. C’est pour cette raison que le corbeau est aujourd’hui tout noir.

corbeaux noirs sur siou blancDans ce récit qui a pour cadre la montagne de Siou-blanc, il est aussi question de corbeaux noirs qui dénoncent et préviennent les « uniformes noirs ».

Tous les ans, le 2 janvier, quel que soit le temps, une cérémonie a lieu sur le plateau de Siou-Blanc au lieu-dit le domaine de la Limate.

Cette cérémonie, à la mémoire des neuf maquisards et d’un berger massacrés par les allemands, est emprunte de solennité et de recueillement.

Elle parait toujours irréelle dans les tous premiers jours de l’année, en ce lieu austère et isolé.

Le dimanche 2 janvier 1944 au petit matin, le groupe des maquisards est cerné dans la bergerie de la Limate par 75 Waffen SS venus du moulin du Gapeau où le propriétaire, d’origine Suisse, les aurait accueillis.

limate2Le massacre fut particulièrement atroce. Les prisonniers durent creuser une fosse avant de tomber sous les balles, face contre terre, achevés à bout portant par leurs tortionnaires, dans la tombe qu’ils avaient creusé.

Pendant plusieurs années, j’ai participé en tant que Représentant des Autorités Militaires, à la commémoration de ce massacre entre les forces de l’occupant et les résistants.

limate 33Retrouvez  » corbeaux noirs sur Siou- Blanc » sur une des pages du site.

Vous pourrez lire l’histoire complète ou les zones d’ombre sont aussi noires que des corbeaux.